Si l’éducation émotionnelle gagne du terrain dans les discours institutionnels, la formation des enseignants à ces compétences reste, selon plusieurs rapports internationaux, très inégale d’un pays à l’autre — et parfois d’un établissement à l’autre au sein d’un même pays.
Une formation initiale encore limitée
Dans de nombreux cursus de formation des enseignants, les compétences socio-émotionnelles occupent une place marginale par rapport aux savoirs disciplinaires et à la gestion de classe classique. Les enseignants découvrent souvent ces outils sur le terrain, par tâtonnement, plutôt que par une formation structurée.
Des dispositifs de formation continue en développement
Face à ce constat, des modules de formation continue se multiplient, portés par des associations, des chercheurs ou des institutions académiques. Leur efficacité dépend fortement de leur ancrage dans la durée : une journée de sensibilisation isolée change rarement les pratiques en profondeur.
Le risque de l’épuisement professionnel
Accompagner les émotions des élèves suppose aussi que l’enseignant sache gérer les siennes. Plusieurs études soulignent l’importance de ne pas faire porter cette charge émotionnelle supplémentaire aux enseignants sans leur offrir, en retour, un soutien institutionnel réel.